Lorsque nous nous focalisons sur quelque chose que nous appréhendons, nos pensées vont l’attirer dans notre vie… Lorsque nous vivons dans la peur d’attraper le coronavirus, nous attirons vers nous l’événement angoissant, par la loi de l’attraction. A celle-ci s’ajoute le stress qui fait baisser l’immunité et aggrave la situation.

    Lorsque j’exerçais la médecine, j’étais bien sûr aux premières loges pour « attraper » un virus ou une bactérie. Si je ressentais les premiers symptômes d’un coup de froid (fatigue, courbatures, fièvre, irritation de la gore ou autre) j’avais pris l’habitude de dire à haute voix, plusieurs fois : « Je ne veux pas tomber malade »… et cela fonctionnait la plupart du temps.

 

Joyeux positif

    Certains m’ont fait remarquer que cette phrase était négative, et que j’aurais dû plutôt dire quelque chose de positif comme : « Je veux rester en bonne santé ». Ce point de vue est juste. Mais ma phrase m’a toujours donné satisfaction, alors pourquoi aurais-je dû la changer ?

    Lancer une telle affirmation peut sembler puérile voire ridicule. Pourtant, elle informe avec précision notre corps et notre esprit de ce que nous voulons. Sinon, des pensées ou des croyances inconscientes pourraient favoriser la survenue de la maladie comme le désir que l’on s’occupe de nous, l’idée que nous ne pouvons pas échapper à l’épidémie, voire que nous avons des pensées suicidaires correspondant à la perte de sens de notre vie. Cette affirmation consciente permettra de surmonter ses doutes ou ses pensées erronées inconscientes et ainsi de mobiliser toutes les ressources de notre corps pour faire face à la maladie.

    Lors des débuts du sida, un slogan avait été lancé : « Le sida ne passera pas moi » ce qui était très positif. Nous pourrions ainsi dire aujourd’hui : « Le Coronavirus ne passera pas par moi » et nous le répéter régulièrement.

    Enfin, le mot « coronavirus » en langage des oiseaux n’est pas très favorable. Il indique « Corps, on a virus »… « Notre corps a le virus ». Aussi, serait-il bien de proposer un autre nom comme : « Notre corps n’a pas le virus »… « Coronapavirus ». Ainsi, si nous appelons ce germe le « Coronapavirus », cela apportera un peu de gaieté dans les circonstances que nous vivons… mais aussi (surtout) en l’appelant ainsi, c’est comme si nous disions « Je ne veux pas tomber malade du Coronavirus » ou encore « Le coronavirus ne passera pas par moi ».

    Répéter souvent au cours d’une journée, cette pensée pénètrera dans votre esprit et l’imprégnera pour finir par devenir une évidence… voire une réalité.

Luc Bodin